Dehors, – 10°, dedans, -30 au minimum.
Je me suis donc par mon moral à – 30 mètres sous terre, accordée de regarder le film (niais, mais c’était la raison du truc)…Vous savez, vous n’allez pas trop fort et l’on vous conseille de regarder des âneries. Comme si votre cerveau pouvais zapper aussi vite! Cela ne fonctionne pas, vous pouvez me croire! Mais, il y eu pire…Ils s’étaient inspirés de moi les scénaristes ou quoi?
Me voilà en train de chouiner devant ce film ridicule. Bon, pas le début du scénar, bien que « la » créatrice de mes lunettes soit citée…C’est LA créatrice la plus HYPE de Manhanttan depuis 2 ans…C’est donc ainsi qu’on me perçoit! Une Carrie Bradshaw quadra, mais avec un goût si « sûr ». Loreleï dit: « une poule de luxe ». Oui, j’en ai l’apparence. Mais, c’est pour mieux me cacher. De plus j’étais tellement focalisée (ah,ah,) sur le coût des verres progressifs ( là, d’accord, les meilleurs), que le prix de la monture me paraissait absolument dérisoire! Et, les derniers magazines ( dits féminins), il y a des siècles que je n’en feuillette plus! C’est prétentieux mais: j’ai mon style, mon parfum ( quasiment sur mesure) et mon maquillage…et j’y suis fidèle, comme je suis fidèle à mes amours! Et, de plus, cette styliste m’était complètement inconnue.
Pour revenir aux amours, Carrie se fait planter devant l’autel et toute la jet-set…Là, j’ai ri. Mais, je connais une fille à qui cela est arrivé, gloups, on dois le sentir passer quand même. Elle est seule depuis 25 ans.
Voilà, donc notre petite Carrie qui renvoie son « Big » dans les cordes. Il avait fait demi-tour. Et la voir taper sur sa tête avec son joli bouquet de mariée, aux roses blanches, n’était pas le moment le plus triste du film…
Mais, chère Carrie, c’est ainsi que l’on se retrouve seule aux 2 réveillons, même à son anniversaire, en ce qui me concerne. Je commençais à larmoyer…L’humiliation,(« surtout pas avec toi », n’est-ce pas Nadia?), le peu de larmes, puis la colère, puis enfin la fin, d’une seconde à l’autre.The End of Love. Pathétique.
Quelqu’une, que l’on a aimée depuis 22 ans, sur 1 mot, certes celui de trop, plus rien! Plus rien du tout: plus de passion, plus d’amour, plus d’abgnénation…et évaporé tout désir, ce désir si récent, qu’il a fallu apprivoiser intellectuellement ( mais si, tu en as le droit…), et physiquement. Arrivé plus vite que n’importe quelle flèche décochée, et remballé aussi sec! Sec, il n’y a pas de mot plus juste!Dry
Comme les Manhattans que les 4 copines s’envoyaient joyeusement!Car, évidemment ils se marient le « Big » et la Carrie.
Ce qui ne risque pas de m’arriver. Je préfère les actes notariés, aux conventions bourgeoises. Vous voyez bien, vous ne me connaissez pas! Et, c’est un grand bienfait pour vous…
J’avalerais bien un triple sec, pour me remettre d’aplomb…mais, après, une triple Vodka, un dodo aux somnifères, des vacances…Et bien, c’est toujours pareil, sinon pire!
Et, ces chères New-Yorkaises doivent être orphelines. Nous ne sommes pas chez Woody, mais, même pas la moindre mère pour venir vous triturer le couteau dans la plaie, Trop heureuse que Loréleï vous aie plaquée, et jubilant en vous parlant avec une gentillesse (qui n’est pas vraiment son fort) du bonheur de la personne, dont il est tabou de parler devant vous. Merci encore, sans cette information j’aurais sûrement loupé le plus grand scoop du début d’année.
A bientôt. June